LE FIBROMYOME UTÉRIN : HANTISE CHEZ LA GENTE FÉMININE

Mis à jour : mars 6


Le léiomyome utérin communément appelé fibrome est une tumeur non cancéreuse développée aux dépens du tissu musculaire lisse utérin.C’est la tumeur bénigne la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer.

Il existe 3 types de fibromes :

-Les fibromes interstitiels ou intramuraux

-Les fibromes sous-séreux

-Les fibromes sous-muqueux ou endocavitaires




Les fibromes apparaissent le plus souvent chez les femmes après l’âge de 30 ans et s’installent isolément ou en groupe.Ils surviennent chez environ 70% des femmes de plus de 45 ans.Dans la majorité des cas, les fibromes ne présentent pas de symptômes, donc il est difficile de donner une prévalence exacte.Leur taille peut varier de celle d’un petit pois à celle d’un pamplemousse ou plus.

Quand ils se manifestent, les fibromes causent des règles anormalement abondantes, des saignements en dehors des règles parfois accompagnés de caillots, une pesanteur et des douleurs pelviennes, des douleurs dans le bas du dos et des jambes, une augmentation du volume abdominal, des douleurs lors des rapports sexuels.On note souvent des signes urinaires ( urines fréquentes ) et des signes digestifs à type de constipation ou de ballonnements.

L’apparition des symptômes est corrélée à la taille des fibromes et à leur situation dans la cavité utérine.


La découverte des fibromes est souvent faite de manière fortuite suite à un examen gynécologique de routine ou à une échographie.

Le diagnostic positif est posé après la réalisation d’un toucher vaginal permettant de détecter et d’apprécier les fibromes et d’une échographie suivi d’un doppler permettant leur visualisation.D’autres examens complémentaires peuvent être effectués dans certaines situations : hystéroscopie, IRM...



Les causes des fibromes sont encore mal élucidées.Leur présence serait le résultat d’un ensemble de facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux.Une seule cellule de la paroi utérine subirait une mutation et commencerait à se multiplier de façon incontrôlée.Ensuite, les œstrogènes agiraient en stimulant la croissance de ce fibrome.

L’hérédité semble jouer un grand rôle dans l’apparition des fibromes. Les patientes ayant leur mère atteinte de la maladie présentent un risque plus élevé de l’avoir.

Souvent les fibromes ne gênent pas le cours d’une grossesse.Cependant, il existe des cas d’avortements spontanés à répétition et des naissances prématurées.

Comme autres complications possibles, on retrouve :

-Une anémie du fait des pertes sanguines importantes 

-Une compression des organes de voisinage due à la taille des fibromes

-Une torsion des fibromes pouvant entraîner des douleurs brutales 

-Une nécrose aseptique suite à l’arrêt de la vascularisation des fibromes 

-Les fibromes peuvent exceptionnellement provoquer une présentation anormale du foetus lors de l’accouchement suite à la déformation de l’utérus par leur présence.

Il faut souligner que les fibromes n’évoluent pas vers un cancer de l’utérus puisqu’ils sont bénins.

Le traitement est en général médicamenteux et chirurgical.

Les fibromes asymptomatiques ne sont pas nécessairement traités, les patientes doivent bénéficier d’un suivi périodique, par exemple tous les 6 mois ou tous les ans.

Les formes symptomatiques sont souvent traitées avec les analogues de la Gonadotrophin Releasing Hormon ( GnRH ), permettant de réduire le taux d’œstrogènes et de stopper la croissance des fibromes.Les progestatifs sont également utilisés.

La myomectomie ( ablation de fibrome ) consiste à retirer les fibromes sans ôter à la femme sa fertilité mais il existe un risque de récidive.




L’embolisation permet de les assécher.

L’hystérectomie ( ablation de l’utérus ) offre une solution définitive mais n’offre plus à la femme son pouvoir de procréation.



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